ARTAC : Libreville au cœur d’une nouvelle dynamique de coopération et de régulation en Afrique centrale

lundi 26 octobre 2026

ARTAC : Libreville au cœur d’une nouvelle dynamique de coopération et de régulation en Afrique centrale

Les 20 et 21 octobre 2026, Libreville a accueilli la 4ᵉ Session extraordinaire de la Conférence des Régulateurs de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC). Organisée avec l’appui de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) du Gabon, cette rencontre régionale a été marquée par la modernisation du cadre institutionnel de l’organisation, le lancement de six groupes de travail permanents et l’adhésion de São Tomé-et-Príncipe.

- 20 octobre : une ouverture placée sous le signe de la coopération régionale

La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue en présence de Monsieur Mark-Alexandre DOUMBA, Ministre de l’Économie Numérique, de la Digitalisation, de l’Innovation et des Nouvelles Technologies, des dirigeants des Autorités de régulation membres de l’ARTAC et des différentes délégations participantes.

Trois interventions institutionnelles ont marqué cette cérémonie, témoignant d’une volonté commune de renforcer la coopération régionale et d’accompagner les transformations du secteur numérique.

Ces interventions ont donné le ton d’une rencontre consacrée à la consolidation des mécanismes de coopération entre les Autorités de régulation de l’Afrique centrale.

- São Tomé-et-Príncipe exprime son engagement en faveur de la coopération régionale

- Six groupes de travail pour renforcer la coopération technique

L’un des temps forts de cette première journée a été le lancement officiel des six groupes de travail permanents de l’ARTAC.

Véritables cadres de concertation technique et de partage d’expertise, ces groupes ont vocation à favoriser l’élaboration d’approches communes et de recommandations adaptées aux enjeux réglementaires de la sous-région.

À travers ces mécanismes de coopération, les Autorités de régulation entendent mieux coordonner leurs actions face aux évolutions technologiques, à l’émergence de nouveaux services et aux attentes croissantes des usagers.

- 21 octobre : des décisions majeures pour la modernisation de l’ARTAC

La seconde journée a été consacrée à la poursuite des travaux et à la finalisation des décisions soumises à la Conférence des Régulateurs.

Au terme des échanges, les membres de l’ARTAC ont adopté plusieurs textes destinés à consolider le fonctionnement et la gouvernance de l’organisation.

L’adoption des statuts révisés, du règlement intérieur révisé et du règlement financier révisé constitue l’une des principales avancées de cette session. Ces instruments visent à renforcer l’efficacité des instances, à clarifier les mécanismes de fonctionnement et à mieux accompagner la mise en œuvre des activités de coopération régionale.

Autre décision majeure, l’adhésion de São Tomé-et-Príncipe, à travers son Autorité générale de régulation (AGAR), porte désormais à huit le nombre de pays membres de l’ARTAC.

Cet élargissement marque une nouvelle étape dans le renforcement du dialogue, du partage d’expériences et de la convergence des pratiques réglementaires en Afrique centrale. Il donne également une portée concrète aux attentes exprimées la veille par la délégation santoméenne.

Les travaux ont par ailleurs permis de consolider les orientations opérationnelles des six groupes de travail permanents, appelés à traduire leurs mandats en programmes d’action et en résultats concrets.

La cérémonie de clôture, conduite par Monsieur Christian KATENDE, Président exécutif de l’ARTAC, a marqué l’aboutissement de ces deux journées de concertation. À cette occasion, il a salué la qualité des travaux et l’engagement des membres dans la dynamique de réforme et de renforcement de l’organisation.

- Des perspectives concrètes pour les régulateurs, les opérateurs et les usagers

Au-delà de leur portée institutionnelle, les décisions adoptées à Libreville ouvrent de nouvelles perspectives de coopération dans des domaines essentiels au développement des communications électroniques et des services numériques.

La gestion du spectre radioélectrique, la qualité et la sécurité des réseaux, la régulation économique, les services postaux, les services financiers numériques et la protection des consommateurs constituent autant de sujets sur lesquels une concertation renforcée peut contribuer à améliorer l’efficacité des actions de régulation.

L’harmonisation progressive des pratiques et le partage d’expertise entre les membres de l’ARTAC doivent ainsi favoriser un environnement réglementaire plus cohérent, accompagner le développement des infrastructures et des services, et mieux répondre aux besoins des populations.

Pour l’ARCEP Gabon, ces orientations s’inscrivent dans la continuité de ses missions de régulation, de supervision de la qualité des services et de protection des droits des usagers.

- Une immersion dans l’histoire et le patrimoine gabonais

En marge des travaux de la 4ᵉ Session extraordinaire de l’ARTAC, les délégations participantes ont également eu l’occasion de découvrir une partie du patrimoine historique et culturel gabonais à travers une visite du musée Omar Bongo Ondimba, situé au sein du Palais des Congrès de Libreville.

Cette visite a permis aux participants de découvrir un espace consacré à la mémoire de l’ancien Président de la République gabonaise, Omar Bongo Ondimba, et de mieux appréhender certains aspects de l’histoire politique et institutionnelle du Gabon.

Au-delà de sa dimension culturelle, cette initiative a constitué un moment de convivialité et de rapprochement entre les délégations, prolongeant les échanges institutionnels dans un cadre différent.

Elle témoigne également de la volonté du Gabon, pays hôte, de faire découvrir à ses invités une partie de son histoire et de son patrimoine, tout en renforçant les liens d’amitié et de fraternité entre les pays membres de l’ARTAC.

Une rencontre placée également sous le signe de la culture et de la fraternité

En marge des travaux, les délégations ont eu l’occasion de découvrir une partie du patrimoine historique gabonais à travers une visite du musée Omar Bongo Ondimba à Libreville.

La rencontre a également été marquée par la remise de présents symboliques aux homologues de l’ARTAC. Conçus à partir de matériaux emblématiques du patrimoine naturel et artisanal gabonais, ces cadeaux représentent le continent africain, avec une mise en valeur des pays membres de l’organisation.

Associant la pierre de Mbigou, le kevazingo et l’iroko, ces œuvres traduisent un message d’unité, de fraternité et de coopération régionale.

                       

À travers cette attention, l’ARCEP Gabon a souhaité partager avec ses invités une expression du savoir-faire artisanal national et leur laisser un souvenir durable de leur séjour à Libreville.

- Le Gabon réaffirme son engagement en faveur de la coopération régionale

En accueillant cette 4ᵉ Session extraordinaire, le Gabon a réaffirmé son attachement au renforcement de la coopération entre les Autorités de régulation et à la construction progressive d’un espace numérique régional plus intégré, compétitif et inclusif.

L’ARCEP Gabon se félicite des avancées enregistrées au cours de cette rencontre et adresse ses remerciements aux autorités nationales, aux instances de l’ARTAC, aux délégations participantes ainsi qu’à l’ensemble des équipes mobilisées pour son organisation.

La session de Libreville marque une nouvelle étape dans la consolidation de l’ARTAC. L’enjeu est désormais de transformer les décisions adoptées en actions concrètes, au service de la connectivité, de la qualité des services et du développement numérique de l’Afrique centrale.

 

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