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Le bypass du trafic téléphonique est-il préjudiciable au secteur des Communications Electroniques ?

Dans ce secteur qui représente la deuxième économie mondiale, les fraudes se pratiquent par les tierces parties qui cherchent à pirater les réseaux au détriment des opérateurs et des clients. Le bypass téléphonique comme le refiling, le cramming, le slamming et tant d'autres constitue l'une des fraudes qui absorbent un fort pourcentage des revenus du secteur. Cette fraude téléphonique s'approprie un pourcentage considérable des recettes des opérateurs (moins de revenus) et lèse les intérêts de l'Etat (moins de taxes). C'est quoi le bypass ? Comment fonctionne -t-il ? Quels sont les acteurs impliqués dans cette activité très lucrative ?

C'est quoi le bypassing ?

Le bypass téléphonique consiste à faire transiter des appels internationaux via un réseau local avant d'atteindre le destinataire final. Cette pratique permet de contourner les routes légales (les réseaux téléphoniques autorisés) pour acheminer du trafic téléphonique vers une destination. En d'autres termes, un volume de trafic téléphonique (appels téléphoniques) peut être terminé au Gabon sans passer par les réseaux internationaux de Airtel, Libertis, Moov et Azur qui sont les opérateurs officiels. L'objectif étant de faire de l'argent en assimilant ces appels internationaux entrants au trafic téléphonique local en profitant du fait que le tarif local est inférieur au tarif du régime international. Comment fonctionne le bypass ?

Le trafic international entrant est terminé sur des téléphones fixes ou portables via une route alternative (Internet ou satellite) avant d'être transférés au véritable destinataire via un numéro de téléphone local. Pour atteindre le téléphone fixe ou mobile de l'opérateur local, ce trafic international emprunte des routes grises, c'est-à-dire qu'il ne passe par la connexion internationale de l'opérateur qui dessert le client final. L'opérateur du destinataire reçoit et termine à son insu un appel international sous le couvert d'un appel local. Les organisateurs de cette activité négocient avec les opérateurs ou transporteurs de télécommunications l'acheminement d'un volume de trafic donné à un prix de terminaison plus bas comparé à celui pratiqué sur le marché international. Ils ont une connexion alternative (Internet ou satellite) qui facilite le transport du volume d'appels. A cette fin, ils se procurent un certain nombre de téléphones fixes ou mobiles pour en exploiter les cartes SIM avec des numéros de téléphone locaux. Le trafic téléphonique international entrant et routé via la SIM vers le destinataire final avec un numéro de téléphone local.

L'abonné qui reçoit l'appel voit un numéro d'un opérateur de téléphone local affiché sur le cadran de son téléphone alors qu'il parle avec un correspondant à l'étranger. La compagnie de télécommunications qui termine l'appel ne reçoit pas le revenu de l'appel international, elle peut facturer seulement les appels locaux qu'elle termine sur le téléphone du client Le groupe organisateur du bypass gagne beaucoup dans cette activité sans disposer d'une grande infrastructure de réseau de télécommunications. Il est payé par le groupe basé à l'étranger pour chaque minute d'appel terminée au Gabon via sa liaison. Etant donné que le trafic n'est pas acheminé via les réseaux téléphoniques conventionnels, la route empruntée est appelée route grise. La route grise ne réduit pas seulement les tarifs et les revenus de tous les opérateurs, mais aussi les taxes que les gouvernements doivent prélever sur le trafic téléphonique.

Le Bypass est-il illégal ?

Le fait de contourner les normes établies ou d'opérer en dehors d'une autorisation de l'Etat est en soi généralement illégal et dépendent largement de la législation et de la régulation des Communications Électroniques dans un pays donné. La voix sur Internet émanant de VoIP (Voice over IP) révolutionne le marché de la téléphonie et a stimulé énormément la compétition entre les opérateurs téléphoniques conventionnels et les fournisseurs d'accès à Internet autorisés à fournir la voix sur IP. La technologie VoIP en soi n'est pas illégale et a en fait été adoptée par les gouvernements, les entreprises et les consommateurs du monde entier. Le problème ou l'illégalité vient des groupes qui organisent le contournement systématique du trafic téléphonique (Bypass) pour gagner de l'argent à l'insu de l'Etat.

Conclusion
L'éradication définitive de cette fraude qu'est le bypass dans le secteur des télécommunications est plus que nécessaire, puisqu'elle menace les investissements des opérateurs existants, prive l'Etat des ressources qu'il pourrait disposer à des fins de développement et envoie un signal de découragement aux opérateurs potentiels. La solution à ce problème passe nécessairement par une coopération efficace entre le régulateur et les opérateurs du marché. Les conséquences du bypass affectent la qualité des services des utilisateurs, hypothèquent l'avenir des opérateurs et compromettent le développement du secteur en général. Peut-on continuer de lésiner sur les moyens de protéger les intérêts de tous dans un secteur qui est la deuxième économie mondiale ?

Références:
1.-Teralight‟s
Teranet Test Solution for Bypass Fraud Detection

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